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Communiqué de presse : environnement

1er mai 2015 : lancement du plan national VIGILANCE-MOUSTIQUES de veille citoyenne.

vigilance-moustiques.com (laboratoire A)

Communiqué le 30/04/2015
Publication officielle de la Carte du moustique tigre 2015 - www.vigilance-moustiques.com

Le 1er mai : Le PLAN ANTI-DISSÉMINATION contre la dengue et le chikungunya est officiellement déclenché par la DGS.
L'occasion pour Vigilance-Moustiques de mobiliser le grand public pour participer à la nécessaire « veille citoyenne » contre le moustique tigre. Le site permet de compléter le dispositif officiel de veille entomologique, partiel voire inexistant dans certains départements. Ce sont alors les déclarations des citoyens qui permettent de localiser le moustique tigre. L'EID Atlantique s'appuie déjà sur les  signalements de particulier généré par la veille citoyenne.
En 2014, Seuls 19% (454 sur 2327) des cas de chikungunya identifiés en France par des laboratoires d'analyse ont été localisés dans des départements où le moustique tigre a été officiellement déclaré « implanté et actif ». Mais qu'en est-il des départements où le moustique tigre a été intercepté ponctuellement ?  Et ceux où il n'est même pas surveillé ?

La participation active du grand public sur les territoires concernés permet de détecter l'Aedes Albopictus (Moustique  tigre) partout où il se trouve et de mettre en place le dispositif de mise en garde et de protection des citoyens.

1) La nouvelle carte du moustique tigre
Évolution des zones d'implantation du moustique tigre en 2015 versus 2014.
(voir carte sur vigilance-moustiques.com)
                  
Vigilance Rouge (moustique tigre implanté et actif – risque épidémique identifié) –
- En 2014, pour 18 départements : le Var, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, le Gard, l'Hérault, le Vaucluse, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Orientales, l'Aude, la Haute-Garonne, le Rhône, l'Ardèche, la Drôme, l'Isère et la Gironde, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud.
- En 2015, 2 départements viennent grossir cette liste : la Saône-et-Loire et la Savoie qui étaient alors en orange (moustique tigre ponctuellement intercepté dans les années passées).

Vigilance Orange (moustique tigre intercepté ponctuellement-la veille citoyenne doit s'organiser) - 
-18 départements enregistrés en 2014 par la circulaire du 16 avril émise par le Ministère de la Santé: Paris, Seine Saint Denis, Val de Marne, Loir et Cher,  Bas-Rhin, Haut Rhin, Yonne, Côte-d'Or,   Haute Loire, Hautes-Alpes, Charente-Maritime, Vendée, 2 Sèvres, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Tarn, Lozere.
A cette liste, doit s'ajouter la Seine-et-Marne, enregistrée par Vigilance-moustiques d'après un signalement authentifié par l'EID Méditerranée le 10 Septembre 2014 et qui semble avoir été « oublié » par la circulaire.
-En 2013, le moustique tigre avait été aussi enregistré dans l'Aveyron, en Haute-Savoie,  dans le Jura,  et dans l'Ain. Dans ces départements, les veilles entomologiques et citoyennes doivent se poursuivre.

20 avril 2015 : nouvelle version de l'arrêté du 26 août 2008 qui fixe la liste des départements où l'Aedes albopictus ( moustique tigre) est officiellement implanté et actif et constitue une menace pour la santé de la population. Ces départements sont signalés en rouge sur la carte

2) Le plan national de veille citoyenne « VIGILANCE-MOUSTIQUES »
Ce plan comprend :
 le site vigilance-moustiques, qui a déjà reçu et traité plus de 2000 déclarations de cas. Depuis 2014, tous les cas dûment complétés sont transmis à des experts qui permettent de confirmer s'il s'agit bien du moustique tigre.
 2000 pharmacies sentinelles qui permettent de remonter les informations terrain et vérifier des déclarations de cas localisées
 Une campagne d'information « moustiques comment se protéger ?» dans 1000 pharmacies, avec un présentoir sur pied et 200.000 leaflets d'information diffusés gratuitement.
 Un compte twitter, une page facebook.

3) Surveillance de la dengue et du chikungunya en 2014
L'institut de Veille Sanitaire (INVS) a publié les données de surveillance renforcée de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine du 1er mai au 30 Novembre 2014. Ces chiffres montrent une nette augmentation du  nombre de cas suspects et confirmés, par rapport à 2013.
 2013 avait surtout vu des cas importés de dengue. Seul un cas isolé de dengue autochtone avait été diagnostiqué dans le département des Bouches-du-Rhône le 21 octobre 2013.
 2014, en France métropolitaine, 2327 cas de chikungunya et 953 cas de dengue ont été rapportés par le réseau de laboratoires. Du 1er Mai au 30 Novembre :
o 454 cas de chikungunya et 167 de dengue identifiés dans les 18 départements où le moustique tigre était implané.
o 6 cas importés co-infectés
 2 foyers épidémiques. La France atteint le NIVEAU 3 du plan anti-dissémination dans 2 départements , les Bouches du Rhône, et l'Hérault.
o 11 cas autochtones de chikungunya, contre 0 en 2013, identifiés dans un même quartier de Montpellier (Hérault). Les 5 premiers cas de ce foyer ont été confirmés par le CNR des arbovirus les 20 et 22 octobre. Les investigations épidémiologiques ont permis d'identifier 6 cas autochtones en lien avec ce foyer, portant le bilan à 11 cas.
o 4 cas autochtones de dengue contre 1 en 2013, soit une hausse de 300%, confirmés par le Centre National de Référence (CNR) des arbovirus en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Les 2 premiers, confirmés les 20 août et 11 septembre sont survenus dans le département du Var. Ils n'étaient pas liés car de sérotypes différents (sérotype 1 et sérotype 2). Les 3ème et 4ème cas, confirmés les 18 septembre et 3 octobre dans le département des Bouches-du-Rhône étaient liés et constituaient donc un foyer épidémique. Les 2 patients résidaient dans le même voisinage et avaient le même sérotype de dengue : sérotype 2. Ils n'étaient pas liés aux cas du Var.

Le dispositif de surveillance renforcée du chikungunya et de la dengue a pris fin le 30 novembre 2014.

Répartition 2014 des cas dans les régions où le moustique tigre est déclaré « implanté et actif »



























Annexe 1 : Plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue : ce qu'il faut retenir

• Les niveaux de risque définis dans le plan national
Niveau 0a: Absence d'Aedes albopictus
Niveau 0b: Présence contrôlée : observation d'oeufs sur un piège pondoir, suivi d'une intensification du piégeage les semaines suivantes, et d'un traitement visant à l'élimination ou à une non-prolifération du moustique.
Niveau 1: Aedes albopictus implanté et actif.
Niveau 2: Aedes albopictus implanté et actif, et présence d'un cas humain autochtone confirmé de transmission vectorielle de chikungunya ou de dengue.
Niveau 3: Aedes albopictus implanté et actif, et présence d'un foyer de cas humaines autochtones (définition de foyer : au moins 2 cas groupés dans le temps et l'espace).
Niveau 4 : Aedes albopictus implanté et actif, et présence de plusieurs foyers de cas humains autochtones (foyers distincts sans lien épidémiologique ni géographique entre eux).
Niveau 5: Aedes albopictus implanté et actif, et épidémie.
Niveau 5a: Répartition diffuse de cas humains autochtones sans foyers individualisés.
Niveau 5b: Épidémie sur une zone élargie avec un taux d'attaque élevé qui dépasse les capacités de surveillance épidémiologique et entomologique mises en place pour les niveaux antérieurs et nécessite une adaptation des modalités de surveillance et d'action.

• Niveau 0 en détail:
- Assurer la communication aux collectivités territoriales de la mise en place de pièges (documentation d'information DGS liste des communes concernées en annexe).
- Rappeler certaines mesures de contrôle sanitaire aux frontières : désinsectisation des moyens de transport en provenance des zones à risque, entre autre.
- Organiser le système de surveillance humaine au regard du risque actuel.
- Anticiper le passage en niveau 1 avec tous les acteurs.

• Niveau 1 en détail:
2 mesures sont essentielles : une surveillance épidémiologique renforcée et des signalements accélérés.
Etapes :
- Déclenchement du plan par le préfet
- Surveillance épidémiologique (ARS)
- Surveillance entomologique et interventions : le Conseil général du département désigne un opérateur (EID) en charge de conduire la lutte anti-vectorielle.
- Communication mise en place :
L'objectif est de donner un niveau de connaissance suffisant et pérenne à la population pour une lutte efficace et partagée.
o Expliquer le rôle primordial de la prévention primaire, notamment l'élimination des gîtes.
o Renforcer la mobilisation et l'implication de la population.
o Faire prendre conscience de la nécessité d'adopter des mesures destinées à limiter la multiplication des moustiques vecteurs, et à prévenir toute circulation virale.
o Informer les médias sur le fait que l'Etat et les collectivités locales sont mobilisés pour lutter contre la prolifération et la dissémination du moustique Aedes Albopictus et rappeler qu'ils ne peuvent pas lutter seuls.
o Sensibiliser les professionnels de santé au diagnostic et à la déclaration de cas suspects et en faire les relais de l'information.

• Niveau 2  en détail:
L'ensemble des actions du niveau 1 est renforcé. Il convient d'éviter la circulation du virus et la formation d'un foyer épidémique en métropole. Diverses actions sont engagées selon l'origine supposée de la contamination et du potentiel virémique :
- Les enquêtes épidémiologiques autour des cas autochtones ou importés sont complétées par une recherche active des cas péri-domiciliaires.
- Pour les cas autochtones, une recherche active de nouveaux cas auprès des médecins généralistes et des laboratoires de la zone concernée, y compris pour l'élimination des gîtes.
- L'ARS s'assure de la mise en alerte de la Cellule d'Aide à la Décision spécifique aux éléments et produits du corps humain. Son activation est décidée par l'agence nationale de sécurité du médicament et de produits de santé (AFSSAPS) qui envoie un courrier électronique à ses participants pour convocation et organisation d'une conférence téléphonique.
- Communication mise en place :
o Renforcer en direction de la population générale les mesures destinées à limiter la multiplication des vecteurs et la circulation virale (protections individuelles, destruction méticuleuse des gîtes potentiels…).
o Informer la population sur les modalités de prise en charge pour ne pas saturer le système de soin.
o Accentuer la sensibilisation des professionnels de santé à la déclaration obligatoire et au signalement de cas suspects, et leur donner les informations nécessaires au diagnostic, à l'évolution et au traitement de la maladie.

• Niveau 3 en détail:
Les principales actions complémentaires sont :
- La mise en place ou renforcement du programme de lutte contre le vecteur autour des ports et aéroports (400m).
- L'organisation de la prise en charge médicale des patients en soins ambulatoires et en soins hospitaliers.
- Le renforcement par l'ARS des actions concernant l'épidémiologie et l'entomologie.
- L'élimination des gîtes larvaires.
- Le recensement des personnes à risques.
- Le renforcement du management de crise.
- Communication mise en place :
o En vue d'accroître l'information et la protection des populations :
o L'Etat et l'ARS multiplient la diffusion des messages de prévention sanitaire.
o Utilisent les outils spécifiques (spots radio, plaquettes, affiches…) réalisés par le ministère de la santé et l'INPES.

• Niveau 4 en détail :
Les principales actions complémentaires sont :
- Si le foyer de cas autochtones est important, des mesures graduées et adaptées du plan blanc peuvent être déclenchées par le directeur d'établissement du secteur, celui-ci en informe le préfet et l'ARS.
- En tant que besoin, il peut être fait appel aux services d'associations de bénévoles.
- En fonction de l'évolution, le préfet peut déclencher le plan blanc élargi, qui a pour objectif la coordination entre les établissements de santé. Des actions de coopération inter-établissements peuvent être organisées, afin de renforcer les filières de soins exposées à une forte tension.
- Communication mise en place : les modalités d'information sont renforcées par la préfecture et coordonnées par la DGS.

• Niveau 5  en détails :
Les principales actions complémentaires sont :
- Le renforcement des dispositifs de santé départementaux.
- La réunion en tant que besoin de la cellule départementale de gestion.
- L'arrêt des recherches accélérées de confirmation du diagnostic.
- L'arrêt des enquêtes entomologiques.
- Le renforcement de la surveillance des certificats de décès.
- Communication mise en place : les modalités d'information font l'objet d'une gestion nationale en coordination avec le niveau départemental.
-

Informations sur le site www.vigilance-moustiques.com

Contact presse :
Pascale Maillet



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